Karate

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Sommaire

[modifier] Historique

[modifier] Okinawa-te/Uchinâ-di

On peut distinguer plusieurs périodes dans l'histoire de l'okinawa-te. Le 17e siecle est une des periodes charnières, la fin du 19e egalement. On peut citer 4 faits marquants dans la création de l'okinawa-te:

  1. Les 36 familles installée à Kume en 1393
  2. Wanshu débarque sur l'île en 1683 (enseignera dans les environs de Tomari)
  3. La famille Kojô qui perpétue une tradition martiale depuis la fin du 17è siècle
  4. Kushanku arrive en 1756 en enseigne à Shuri

[modifier] Avant le 17e siecle

La plupart des écoles d'arts martiaux sur l'île d'Okinawa font remonter leur généalogie au plus loin vers la fin du 17è siècle. Avant cela, aucun fait historique, aucun document ne permet de dire ce qui s'est réellement passé au niveau des arts martiaux.

On sait par contre que l'île a toujours été un lieu de passage assez important et qu'ainsi de nombreux échange ont eu lieu entre marchands Okinawaiens, Chinois, Vietnamiens, Coréens, Japonais etc... De plus, l'îile est passée à différentes reprises sour protectorat Chinois et Japonais, donc il ne faut pas s'étonner d'y trouver des traces de pratiques martiales diverses.

En 1393, une colonie de marchands et d'artisants chinois s'installe sur l'île, à Kume, aux environs de Naha. On la nomme symboliquement "les 36 familles", mais cette colonie comptait vraissemblablement plusieurs centaines de personnes. On peut supposer légitimement que parmis ceux-ci, sinon de véritables experts, se trouvaient au moins des personnes possédant des connaissances en wushu, qui furent transmises de génération en génération au sein de la colonie, mais aussi dans les environs. A noter que Matayoshi Shimpô est un descendant de l'une de ces familles.

A cette époque, on désigne par Ti ou Te l'ensemble des partiques martiales présentes sur l'île, résultat de ces mélanges. Pour la plupart il semble qu'il s'agisse surtout de techniques rustres et non organisées mais certaines familles nobles semblent avoir perpétué un système de Ti de façon assez exclusive, comme la famille Motobu notamment. Le combat local d'Okinawa est le "tigumi"/手組み, association des mains, qui en inversant les caractères donne "kumite" en japonais. Ce tigumi est un mélange de lutte et de coups pieds/poings/coudes/genoux/épaules... Au fil du temps et avec la japonisation, le tigumi perdit de ses techniques de percussion et restait un jeu. Il existe encore, à Okinawa, des festivals de sumo , les participants sont de gabarits normaux et s'en donnent à coeur joie sans intention particuliere si ce n'est celle de faire la fete ou de gagner eventuellement l'estime du village.

[modifier] 17e-19e siecle, les influences chinoises, les grandes "familles"

Le premier évènement attestant d'un réel échange au niveau des arts martiaux est la venue sur Okinawa d'un attaché militaire chinois du nom de Wanji (Wanshu selon la prononciation Okinawaienne), en 1683. Wanshu semble avoir été un lettré, calligraphe et un véritable expert en wushu qui a réellement enseigné dans la région de Tomari. Il reste de son enseignement un kata, appelé précisément Wanshu qui évolua pour passer dans le Shuri_te. Wanshu est un kata assez court, vif et léger avec de petits mouvements, mais on pense qu'il a beaucoup évolué depuis le temps. Il est repris maintenant dans le Shôtô-kan sous le nom Enpi, car Funakoshi Gichin, fondateur de ce style, voyait dans les mouvements vifs le déplacement d'une hirondelle (Enpi - Yan Fei en chinois - signifie : l'envol de l'hirondelle).

C'est le début du Tôde : ce terme désigne l'ensemble des méthodes martiales chinoises puisque Tô est la prononciation japonaise de Tang (dynastie), et de=te (shou) désigne la main ou latechnique. Le Tôde à cette époque n'est pas encore un système bien clair mais l'enseignement de Wanshu marque le début d'une pratique un peu plus organisée.

En 1683 Wanshu arrive à Okinawa pour une mission d'au moins six mois. C'est au cours de la même époque que la famille Kojô, vivant au sein de la communauté de Kume va développer une tradition martiale. En 1665, son père envoie Kojô Shinpo étudier en chine à la court de l'empereur Kang-Xi (1655-1722). On dit que celui-ci revint avec l'autorisation d'enseigner, mais qu'il ne le fit qu'au sein de sa famille. Du reste, la famille ne se mit à enseigner ouvertement qu'après la seconde guerre mondiale. Le style Kojô-ryû s'organise petit à petit au cours des générations pour devenir un système assez complet, comportant des katas d'armes et à mains nues. L'histoire exacte de cette famille est plus ou moins restée secrète mais en même temps on sait qu'il y eut de nombreux échanges entre les Kojô et les autres Bushis de l'ile.

Fait remarquable, un des descendant de la famille, Kojô Kaho s'installera en chine (Fuzhou) en 1874 pour ouvrir une école d'arts martiaux. C'est l'un des très rares Okinawaiens a avoir jamais enseigné aux chinois. Son dôjô deviendra un lieu privilégié de passage des Okinawaiens venant chercher des enseignements en Chine, comme ce sera le cas pour Higaonna Kanryô en particulier.

Toujours à la fin du 17è siècle, un autre personnage apportera une pierre à l'édifice du Tôde : il s'agit de Takahara Peichin (1683-1760). En fait, Takahara est surtout connu pour avoir été le professeur du célèbre Sakugawa, car de lui on ne sait que peu de choses : qu'il était un mathématicien, pratiquant d'arts martiaux et surtout un cartographe envoyé par l'empereur du Japon lui-même pour rédiger plusieurs cartes des environs. Il voyagea donc beaucoup, dans le Fujian notamment où il dut probablement compléter ses connaissances en arts martiaux.

[modifier] Les racines du Shuri-te/Sui-di

- "Tôde" Sakugawa/Tûdi Sakugawa

http://www.karateshorinryu.com/images/Tode_Sakugawa.jpg

Sakugawa (1733-1815) est le premier grand nom que l'histoire du Tôde retient. Il étudie sous la direction de Takahara à l'age de 17 ans et en 1756, il rencontre le fameux Kushanku dont il devient l'élève et disciple le plus important avec la bénédiction de Takahara.

Il semble que Kushanku enseigna surtout des techniques martiales mais pas particulièrement de formes (kata/tao), néanmoins certains le créditent d'avoir ammené l'utilisation du hikite dans les pratiques martiales d'Okinawa. Quand il quitte l'île, il laisse plusieurs élèves dont le plus célèbre est sans conteste Sakugawa, d'ailleurs surnomé "Tôde Sakugawa". On trouve quelques photos de lui mais il s'agit en réalité de son fils, Kangi dont on dit qu'il ressemblait beaucoup à son père. Né Teruya Kanga, il prend le nom de Sakugawa lorsqu'il est promu "Peichin" (serviteur du roi), recevant une petite île en récompense qui précisément s'appelle Sakugawa.

Sakugawa part en chine en 1762 (peut-être accompagnait-il Kushanku) où il perfectionnera ses connaissances également au bâton. Il reste d'ailleurs un kata de bô (baton long), Sakugawa-no-kon, enseigné dans le kobudô Okinawaien, qui n'est pas sans rappeler le vieux kata Kushanku.

Lorsqu'il rentre à Okinawa, il est le premier à enseigner ouvertement les arts martiaux, et on le surnome alors "Tôde" Sakugawa, car il est un dès premiers à intégrer véritablement le Tôde dans son art et pas seulement le Te/Ti local.

Avec Sakugawa commence à se dessiner une première ligne de transmission qui prendra le nom de Shuri-te. Sakugawa enseigne sa méthode à plusieurs élèves de renom parmi lesquels : Matsumura, Makabe Choken, Matsu Higa ...

- "Bushi" Matsumura

http://www.karateshorinryu.com/images/Matsumura.jpg

Les dates de naissance de Matsumura ne sont pas certaines, donc on ne sait pas combien de temps non plus il a étudié avec Sakugawa (il est d'ailleurs possible qu'il appris plus de Makabe).

Matsumura Sokon est nommé très jeune garde du palais, d'où son titre de "Bushi" qui lui permettra de voyager au Japon puis en Chine. Au Japon, il apprendra au sein du clan des Satsuma le sabre de l'école Jigen-ryû et en Chine il ira se perfectionner auprès d'experts, on parle notamment de l'un d'entre eux nommé Iwâ.Iwâ viendra enseigner sur Okinawa, mais bizarrement il est plutot à l'origine d'une lignée Naha-te.

La tradition orale prête à Matsumura la transmission des katas suivants : Passai, Kushanku, Useishi, Naihanchi, Chinto, Seisan, Chanan, Hakutsuru et c'est donc avec Matsumura que se différencie clairement le Shuri-te des autres courants du Tôde. Il sera le professeur notamment de Ankô Itosu et Ankô Azato, à l'origine de toute la lignée Shôtô-kan.

Une dernière chose sur Matsumura : il épousa une certaine Yonamine Chiru, dont on dit qu'elle descendait d'une famille de pratiquants et que celui-ci avait du l'affronter pour gagner son coeur.Mais il semble bien que Yonamine ait été une véritable force de la nature, certaines histoires racontent qu'elle n'hésita pas à se lancer seule à l'attaque d'une bande de brigands.

[modifier] Les racines du Naha-te/Naha-di

- Nakaima Norisato (Kenri)(1819-1879) et Sakiyama Kitoku (1820-?) -

Dans les environs de Naha se développa une tradition d'arts martiaux plutôt inspirée du Fujian. Les premiers experts dont nous ayons une trace sûre sont Nakaima Kenri et Sakiyama Kitoku, tous deux nés vers 1820 (à noter que Nakaima était du village de Kume, au contact de la famille Kojo cf. plus haut).

C'est au cours d'un voyage dans le Fujian que tous deux étudient sous la férule des experts locaux, notamment Ason et Ryûruko. Il s'agit là d'un fait peu connu : ils ramèneront essentiellement le même enseignement que celui de Higaonna, qui formera le Naha-te quelques décennies plus tard. En fait, Higaonna n'est même pas encore né quand les deux compères rentrent à Okinawa, vers 1845.

Nakaima ne transmettra son art qu'au sein de sa famille (comme la famille Kojô) et Sakiyama n'aura que très peu d'élèves, ce qui explique que le système du Naha-te ne s'est pas développé en tant que tel à leur époque. La famille Nakaima préservera ainsi un système appelé Ryû'ei-ryû, précisément en l'honneur de Ryûruko.

- Aragaki Seishô (1840-1918)

Cet expert en Tôde car il fut le premier enseignant de Hiagonna Kanryô. Il s'agit là d'un personnage un peu énigmatique qui n'eu pas véritablement d'élèves, mais auprès duquel ont étudié de nombreux experts connus de l'époque (Uechi Kambun, Mabuni Kenwa).

On sait que Aragaki a passé beaucoup de temps dans la colonnie de Kume, mais il y a plusieurs versions concernant son cursus martial : l'une d'elle prétend que Aragaki apprit en Chine auprès d'un expert nommé Wai Shin Zan, et pour d'autres ce fut au sein même de la colonnie de Kume qu'il étudia.

Il est par contre certain qu'il participa à une démonstration organisée à Okinawa en 1867 en l'honneur d'un officiel chinois durant laquelle il démontra plusieurs formes d'armes, de kumité et le kata Seisan.Ceci montre son importance puisqu'a cette époque existe par exemple "Bushi" Matsumura en pleine forme physique.

C'est au cours de la même année que Higaonna Kanryô deviendra son élève mais en 1870, Aragaki est missionné à Pékin (il fut missionné plusieurs fois en Chine) et conseille à Higaonna d'étudier avec un autre élève de Wai Shin Zai qui vit à Kume. Higaonna restera deux ans sous sa férule avant de décider de partir pour la Chine.

Aragaki est à l'origine de la transmission des katas Seisan, Suparimpei que l'on retrouve dans le Naha-té, mais également la fameuse trilogie Niseishi, Sochin, Unsu.

[modifier] L'ouverture au public, Itosu, fin du 19e siecle

Yasutsune Itosu, plus connu sous le nom de Ankō Itosu (糸洲安恒 Itosu Ankō) est considéré comme le père du karate moderne, bien que ce même titre soit souvent attribué à Gichin Funakoshi qui le rendra populaire à travers tout le Japon. L'année de naissance d'Itosu serait selon différentes sources 1830, 1831 ou 1832 et on sait qu'il mourut en 1915.

Bien qu'il n'ait pas inventé le karate, sa codification des katas qu'il apprit de son maître Matsumura Sôkon et la large dissémination de son enseignement chez des maîtres de divers traditions en font une figure de proue du karate; si bien que n'importe quel instructeur de karate peut remonter la lignée de ses maîtres jusqu'à quelqu'un qui fut élève d'Itosu.

Le style de karate d'Itosu fut bien vite connu sous le nom de Itosu-ryû en reconnaisance de son adresse et sa maîtrise.

Gichin Funakoshi, fondateur du karate Shôtôkan, était lui-même élève d'Itosu, et à la fois Mabuni Kenwa (fondateur du Shitô-ryû) et Miyagi Chôjun (fondateur du Gôjû-ryû) furent influencés par Itosu ainsi que Higaonna Kanryô, aussi connu comme Higashionna; bien que l'on considère Mabuni comme plus proche d'Itosu et Miyagi d'Higaonna. Un autre élève influent d'Itosu fut le maître de Shôrin-ryû Chibana Chôshin .

Itosu Ankô fut secrétaire du dernier roi de Ryû-kyû avant que le Japon n'abolisse la monarchie d'Okinawa en 1879. En 1901, il fut à la base de l'introduction du karate dans le programme scolaire des écoles d'Okinawa et créa les Pinans comme base d'apprentissage pour les écoliers, estimant que les autres katas étaient trop compliquées à apprendre. Les cinq pinans furent dérivés de deux katas plus anciens: Kushanku et Chiang Nan. On crédite aussi Itosu pour avoir décomposé le long kata Naihanchi (ou Naifanshi, Tekki au Japon) original en ses 3 formes actuelles bien connues que sont Naihanchi Shodan, Naihanchi Nidan et Naihanchi Sandan. Itosu Ankô est considéré comme une des figures majeures du karate Shuri-te.

Un des changements majeurs d'Itosu au karate fut la systématisation du poing fermé à la place de la main ouverte. La raison de ce changement en est la sécurité du pratiquant, Itosu estimant que le poing fermé était moins dangereux pour les écoliers qui apprenaient le karate.

Eleve de Matsumura, Hanashiro Chômo (1869-1945) fut en fait éleve d'Itosu. Hanashiro resta assistant instructeur d'Itosu jusqu'à sa mort en 1915. Parmi les autres éleves de Matsumura et en fait éleves d'Itosu, se trouvait Kentsu Yabu connu pour avoir remporté de nombreux duels. Hanashiro Chômo et Kentsu Yabu étaient très amis et ont un parcours similaire. Ils sont tous les deux reconnus comme ayant un physique exceptionnel lors de leur intégration militaire en 1891. Ils furent tous les deux des enseignants pionners du karate dans le systeme éducatif d'Okinawa (Hanashiro enseignant pendant longtemps au collège à Shuri) et dans l'armée.

[modifier] L'exportation au Japon, 20e siecle

[modifier] L'okinawa-te aujourd'hui

[modifier] Karate, art japonais de la main vide

[modifier] Les debuts du karate au Japon, debut du 20e siecle

[modifier] La main vide et le karate-dô,1930-1945

[modifier] L'apres guerre

[modifier] Les Jissen-karate

En japonais, le terme Jissen (実戦) signifie littéralement "vrai combat" Contrairement à ce que l'on pourrait croire les Jissen Karate ne sont pas une création du karate japonais moderne. Certes, Oyama Masutatsu, fondateur du style Kyokushin-kai, a fait découvrir (re-découvrir ?) cette pratique. Néanmoins, le Jissen Karate a éxisté de tous temps à Okinawa, mère-patrie du karaté. Depuis des temps immémoriaux, les jeunes pratiquants ont cherchés à prouver leur valeur au combat et cette pratique permet de tester la puissance réelle des coups et la résistance du corps. Un des avantages de cette méthode est de mesurer "in situ", la résistance physique, mais aussi mentale des pratiquants.

Au nombre de ces styles, principalement japonais :

Kyokushin-kai

Shinkyokushin-kai

Ashihara-karate

Seidô-kai-kan

Shidô-kan

Kudo Daido Juku

[modifier] Styles Okinawaiens

[modifier] Kingai-ryû

[modifier] Gôjû-ryû

[modifier] Shôrin-ryû

[modifier] Uechi-ryû

[modifier] udon-te

[modifier] Styles Japonais

[modifier] shôtô-kan

[modifier] Shitô-ryû

[modifier] Wadô-ryû

[modifier] Kyokushin-kai

[modifier] Kudo Daido Juku

[modifier] Pratique

[modifier] Techniques du karate

[modifier] Hojo-undô

Le hojo-undô est un travail spécifique destiné à renforcer les techniques avec des instruments rustiques, certes, mais ô combien efficaces. Ces exercices complémentaires se font soit en fin de séances d'entraînement, mais plus généralement lors de séances qui leur sont uniquement consacrées. Ces exercices, qui dans un premier temps visent le développement et l'acquisition d'une force musculaire, visent aussi à travailler le relâchement dans la saisie et dans la gestion du mouvement.

Makiwara : poteau de bois flexible et élastique encapuchonné de cuir ou entouré de paille.

Chi'ishi : manches de bois de différentes longueurs et lestés sur une seule extrémité, visant à renforcer les avants bras et les poignets.

Kâmi : jarres de terre cuites pour le développement de la saisie, les kâmi servent aussi à améliorer la stabilité et le bon positionnement du corps.

Ishi sâshi : saisies à pleines mains, ces pierres percées d'un trou permettent d’effectuer des mouvements de percutions et donc de renforcer les trajectoires d’attaques des membres supérieurs.

Ishi geta /Tetsu geta: ce sont des sandales traditionnelles japonaises en pierres ou en fer. La pratique avec Tetsu geta vise à augmenter la puissance des techniques de coups de pieds et améliore la stabilité dans les déplacements.

Tan : barre lestée de même poids à chaque extrémité. De nos jours, elle prend la forme d’une barre à disques d’haltérophilie.

Tetsu wa : anneaux de fer.

Kongoken : barre de fer fermée de forme ovoïde. Cet instrument fut intégré par Miyagi Chôjun à son retour de Hawaii.

Suna bako : simple récipient rempli de pois, sable, gravier.

Take taba : fagot de longues tiges de bambous.

Nigiri taba : court fagot de paille d'une largeur de mains qui sert à renforcer la saisie.

Cette liste est loin d’être exhaustive et il existe de nombreux autres instruments (Voir aussi l'article Vocabulaire courant).

[modifier] Kitae-waza

Le karate d'Okinawa, art de combat, fait une large place aux techniques de renforcement du corps, surtout les plus éxposées lors des confrontations. Cette pratique, pour violente qu'elle puisse paraître, est en fait très évolutive et suit la progression de chaque pratiquant, un débutant ne sera pas soumis au même régime qu'un expérimenté. Dans les premiers temps, il y a le travail des kata dits respiratoires, comme Sanchin ou Naihanchi, permet un développement des muscles qui aident à protéger des zones sensibles comme la zone ventrale qui renferme les viscères (foie, estomac…) et qui n'est protégée que par les muscles abdominaux. Ce travail respiratoire entraîne une oxygénation des tissus organiques, oxygénation des vaisseaux sanguins qui irriguent les muscles, les os… Ensuite, viennent les exercices avec frappes. Là aussi, le travail est progressif. Dans le cas d'un débutant, le "durcisseur" peut frapper en utilisant des supports commes des coussins de frappe ou la surface charnue de ses mains ou pieds. Au fur et à mesure de ses progrès, l'exécutant commencera des frappes plus sêches. Mais c'est là que commence un travail spécifique où les deux protagonistes pourront se laisser aller. Le travail de "l'endurcit" sera toujours le même, mais pour le "durcisseur" il s'agit de mettre en pratique le relâché du coup de poing ou de pied. Et là, le travail d'endurcissement prend une autre signification. Le but n'est plus d'apprendre à encaisser les coups, mais de les donner, de les lâcher, sans aucune appréhension, avec toute l'inertie possible. Ce travail, cette recherche de décontraction/relâchement est la phase finale du travail du karate d'Okinawa.

[modifier] kihon

[modifier] kata

Kata signifie "forme", "moule". On le décrit souvent comme un combat contre des adversaires imaginaires ; C'est en fait un enchaînement de techniques codifiées, suivant un schéma au sol précis (embusen) et dont les particularités techniques sont propres à une école (ryu).

Le kata se pratique seul et a plusieurs objectifs et niveaux de travail :

  • la respiration
  • l'équilibre et l'enracinement
  • le renforcement musculaire
  • l'étude de la generation de force
  • l'étude des principes de l'ecole
  • le Qi-cong pour certains katas

Le kata est un exercice relativement complet qui offre aussi de très bonne base de recherche technique dans le cadre de son interpretation (bunkai)


[modifier] Comparatif des katas existants au sein des écoles de karaté

[modifier] Kumite

[modifier] Voir aussi