Seppuku

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Seppuku 切腹 (désincarnation) est le suicide rituel japonais qui se veut honorable. Appelé également Hara kiri 腹切り (ouvrir le ventre) mais qui est un terme impropre et argotique.

Avec un poignard dédié (le kusungobu) dont la lame est entourée de papier blanc, on pratique une double incision en croix dans l'abdomen, puis on se laisse mourir, ce qui peut être extrêmement long et douloureux. Généralement un assistant était placé derrière le samouraï candidat au suicide. Il lui coupait la tête rapidement d'un coup de sabre dès la fin de la deuxième incision. Ainsi la douleur était abrégée, mais seulement une fois que le samouraï avait fait preuve de son courage. Certains samouraïs désiraient se passer de cette assistance amicale, cette solution étant jugée encore plus honorable.

Il y a quatre grandes raisons de faire seppuku pour les samouraïs :

  • Cela devenait l'ultime recours en cas de défaite pour mourir honorablement et éviter de livrer des secret militaires.
  • Mais aussi en cas de conflit, de plainte ou de désaccord d'un vassal envers son shogun, c'était une manière radicale d'attirer son attention et de plaider sa cause.
  • C'était une sanction pénale qui permettait d'éviter la prison ou l'exil. C'était un privilège accordé principalement aux hauts fonctionnaires militaires. Cette solution était apprécié du samouraï qui ainsi évitait la honte pour lui et son clan.
  • L'accompagnement dans la mort. C'est un forme de dévouement extrême où le samouraï suis son supérieur après le décès de ce dernier. Le cas le plus célèbre est celui des 47 ronins où après avoir vengés leur maître, 46 d'entres eux se firent seppuku. Mais le Shogun Tokugawa interdit cette pratique en mai 1663, qu'il considérait comme une inadmissible dépense en vies humaines. En effet, lorsqu'un chef de clan devait se suicider, tous ses vasseaux étaient encouragés à faire de même, ce qui conduisait à de vrais hécatombes.

Minamoto No Tametomo aurait été le premier à avoir pratiqué le Seppuku.

Les femmes n'ayant pas le droit au seppuku, le jigai leur est réservé, il s'agit de se couper la carotide avec un tantô, en ayant pris soin de s'entraver les jambes par souci de décence. Elles pouvaient également se suicider à deux en synchronisation avec une amie.


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