Luohan Quan
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[modifier] L'Origine
Le Luohan Quan ,ou boxe de l'Arhat, est originaire de la boxe de shaolin, il fut créé par les moines du temple de Shaolin dans le Henan qui observèrent et imitèrent les postures et les expressions des statues des Arrhats situées au temple. Ces statues reprenaient elles-meme les postures enseignées par Bodhidarma à ses disciples. En effet, on pense que Bodhidarma était un moine indien de la caste des Kshatriya et que de ce fait, il avait été formé aux techniques corporelles indiennes. Les moines de Shaolin ont repris et développés ces techniques pour insérer dans leurs enchaînements les " transformations des muscles et des tendons" (Yi Jing Jing) issues du moine indien. Ces techniques, reprises séparément, donneront plus tard naissance au Do-In japonais. Elles servent principalement à rétablir l'équilibre homéostatique dans le corps, à assouplir et à renforcer muscles et tendons, à masser les organes internes pour leur bon fonctionnement.
Cette école de boxe a été appelé assez improprement " les dix-huit mains de l'Arhat " (Luohan Shi Ba Shou), qui consistent en dix-huit enchaînements de combat.
Parmi ces dix-huit enchaînements, il y avait vingt-sept mouvements d'attaque et de défense, six enchaînements de poing, deux enchaînements de paumes, un enchaînement de coude, quatre enchaînements de pieds et cinq enchaînements de capture et d'étranglement (Qin na). Chacun de ces enchaînements pouvant être travaillé séparément du reste tout en conservant une efficacité réelle et un effet salutaire pour le corps. Le Luohan Quan d'origine était appelé aussi les dix-huit postures des Arhats, mais au fil des années et grâce à la pratique et à l'enrichissement des maîtres, il se développa et devint les vingt-sept postures des petits Arhats et les cinquante-quatre postures des grands Arhats, cette distinction entre petits et grands Arhats existe encore dans les styles vietnamiens du courant Thieu Lam sous le nom de "Lahan quyen".
L'enchaînement le plus complexe est les "cent huit postures de l'Arhat" qui comprenait les cent huit techniques de bases de la méthode de combat des boxes de l'Arhat de Shaolin. Ces 108 techniques constituent l'abécédaire de tous pratiquants d'arts martiaux découlant de ce temple.
[modifier] Les Principes
Le pratiquant de cette boxe doit être aussi souple que les branches d'un saule, aussi agile qu'un singe, aussi puissant qu'un lion et aussi terrifiant qu'un dragon. Selon un proverbe martial : " La tête d'un boxeur de la boxe de l'Arhat est comme une vague, ses mains comme des météorites, son corps comme un saule, ses déplacements sont ceux d'un homme ivre, ses coups sont délivrés par l'esprit et sa puissance est générée par tout son corps. " Il est difficile de dire qui pratique en souplesse ou en dureté ou si les coups sont réels ou feints, le pratiquant cachant son efficacité dans l'imitation de l'iconographie bouddhiste.
[modifier] Differents Luohan Quan
[modifier] Histoire de la transmission du Luohan Quan de Zhu Jiemin
Traditionnellement, ce Tao n'était enseigné qu'à un ou deux moines par génération mais lors de la chute des Qing et l'époque troublée de mise en place de la République chinoise (1911), les Supérieurs du temple, craignant la destruction totale du monastère, choisirent une vingtaine de disciples et leur apprirent les Tao qui représentaient la quintessence du Shaolin. Six d'entre eux reçurent le Luohan Quan. Après une destruction du temple en 1928, on sait que trois de ces six moines partirent vers le Sud et s'arrêtèrent dans les années 30 et 50 au Vietnam et en Malaisie. Deux autres errèrent puis se joignirent à la Longue Marche et servirent de gardes du corps à Mao. Enfin le dernier, Yang Ji 'e, s'exila au Sichuan où il exerça le métier de garde du corps d'un seigneur de guerre local jusqu'à ce que celui-ci décédât par balle. Il émigra alors à Shanghai où il fut engagé pour protéger un riche banquier.De ce moment à la Révolution communiste (1949), il dut livrer de nombreux combats tant pour sauver sa vie que celle de son patron, mais avec la " libération " communiste et l'expulsion des " capitalistes étrangers ", Yang Ji 'e se retrouva dépouillé de tout et dut enseigner son art pour survivre. Dès lors, tous les jours, sur les bords de la rivière Huangpu, il apprend à de nombreux élèves la boxe du temple mais pensant que les gens ne sont pas prêts à véritablement étudier l'art martial bouddhiste, il ne transmet que le coté externe et limite la plupart des étudiants à des techniques simples et faciles d'apprentissage.
On appelle sa boxe " Da Gong Li Quan " ce qui signifie " boxe de la grande puissance ".
Arrive la sombre période de la révolution culturelle (1966) et dans l'agitation ambiante, on l'accuse d'avoir " collaboré " avec les bourgeois et d'avoir tué pour les exploiteurs étrangers. Yang Ji 'e fuit alors Shanghai pour se réfugier dans son Shandong natal où il finira sa vie dans les années 70 à plus de 80 ans.
Toutefois, avant de quitter la ville il a transmis à Sun Tongwei, son meilleur élève, l'intégralité de son art et l'enchaînement du Luohan Quan.
Celui-ci est devenu un expert réputé en Bagua Zhang et dans la boxe de l'Arhat qu'il enseigna à Zhu Jiemin après l'avoir très durement éprouvé. Ainsi la forme actuelle du Luohan Quan provient en droite ligne du Temple du Shaolin du Henan et, tant Sun Tongwei que Zhu Jiemin, les experts ont conservé la forme traditionnelle qui comprend 108 techniques et plus de 200 mouvements renfermant percussions, Qin na, travail sur les voies énergétiques, travail méditatif et exercices prophylactiques.
Apres avoir enseigné pendant plus de 20 ans au Renmin Gongyuan et dans d'autres parcs de Shanghai, Zhu Jiemin est retourné dans son village familial dans le Zhejiang ou il continue de pratiquer et d'enseigner les arts martiaux.
[modifier] Sources
- Tradition orale

