Kendo

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image:icon_travaux45px.pngCe texte est une ébauche. N'hésitez pas à contribuer à son amélioration !

[modifier] Article tiré d'un post de Kwoon.info. A remanier.

Le kendo est un « art de combat ». pas de kendo sans combat, pas de kendo sans engagement physique.

« Ken » c’est le « sabre » + « Do » c’est la voie : le kendo est donc « la voie du sabre ». Il est important de le rappeler car parfois on a tendance à l’oublier ce qui donne ce que certains experts appellent le « bambou kendo » et ce n’est guère flatteur, cela indique que l’on a oublié l’essence même du kendo : le combat au sabre, même si pour des raisons évidentes de sécurité le sabre est remplacé par un shinaï en … bambou. Mais ce « bambou » ne se tient, s’utilise, se symbolise ni comme un baton, ni comme une canne ou encore un …parapluie mais se pense et s’utilise comme un sabre avec un côté tranchant. On ne peux donc pas le tourner n’importe comment dans les mains et frapper avec le shinai dans n’importe quel sens ! (on voit parfois en compétition l’arbitre central remettre le shinai dans le bon sens, tranchant vers le bas, dans les main du compétiteur…).

Le kendo se pratique à deux, comme l’escrime : on appelle d’ailleurs parfois le kendo « l’escrime japonaise ». Les pratiquants (kendokas) sont équipés d’un ensemble de protections qui permettent de combattre à frappes réelles et à pleine puissance sans risques ou dommages pour l’intégrité physique des pratiquants.(les bleus et les contusions nous rappellent cependant que le combat de kendo n’est ni une chorégraphie parfaitement organisée ni…une science exacte. Mais cela fait aussi partie du kendo et de ses enseignements).

En effet, les deux kendokas cherchent à porter des frappes sur les zones autorisées et à ne pas les recevoir, chaque pratiquant utilisant un shinai du même type. (il existe cependant des gardes différentes qui peuvent faire intervenir deux shinai, nous y reviendrons dans un article ultérieur). La garde est la même pour tous, droitier ou gaucher ( nous éludons volontairement les cas spécifiques des gardes « nitto » ou « jodan » qui sont réservées aux pratiquants très confirmés). En garde « chudan » (hauteur moyenne) par exemple, le shinai est tenu à deux mains, la main droite en avant sur la « tsuka » (partie du shinai recouverte d’une peau destinée à sa tenue) et main gauche proche du ventre, au bout du shinai avec les deux derniers doigts bien serrés. Le bout du shinai ne dépasse pas mais est au contraire en buté dans la paume de la main gauche. Quant aux jambes, droitier au gaucher, c’est toujours : jambe droite devant et jambe gauche en arrière légèrement écartée et talon légèrement levé. Un expert japonais 7è dan de passage à Paris disait : « talon relevé c’est la vie, talon posé c’est la mort ! ». Il voulait dire que dans le 1er cas il est toujours possible de bouger, d’attaquer, se déplacer sans retard ; dans le 2è cas on est moins mobile, plus « cloué » au sol.

Au début, cette position indifférenciée et obligatoire est un peu inhabituelle, d’autant que les pieds quasi parallèles ajoutent au côté peu naturel de la position. De plus pour un droitier, on a tendance à vouloir travailler jambe gauche devant un peu comme en « zen kutsu » de karaté mais… il vaut mieux oublier. (Après 15ans de pratique c’est l’inverse, on se sent plus à l’aise, plus fort dans cette garde et parfois même en karaté on prend une garde inversée).

L’autre aspect spécifique réside dans le déplacement : à distance de combat, on ne croise jamais les jambes pour avancer ou reculer, on se déplace systématiquement en « okuri ashi », en pas glissés avec le pied gauche (arrière donc) qui se rapproche aussi vite que possible du pied droit qui avance et inversement lorsqu’on recule.

Quand on sait que le kendo se pratique à deux comme l’escrime, avec un shinai en bambou, des protections, des déplacements spécifiques et à frappes réelles on a les rudiments de base pour comprendre ce qu’est le kendo.

De tous les arts de combat en provenance du Budo, le kendo est un de ceux qui est le plus intimement lié à l’histoire et la culture du Japon. Aujourd’hui encore il existe au Japon un grand respect pour le Kendo et les kendokas. Le kendo est d’une diffusion assez récente en Europe car jusque dans les années 60 il n’était pratiqué qu’au Japon et dans les zones géographiques avec de grandes communautés japonaises : Etats Unis, Corée, Taiwan… Il est d’ailleurs intéressant de constater que le plus souvent les résultats des championnats du monde de kendo consacrent : le Japon, la Corée, Taiwan ; souvent dans cet ordre là d’ailleurs, même si parfois la Corée dispute la 1ere place au Japon puis qu’ensuite on parle des « meilleurs » dans les pays non asiatiques : Etats Unis, Canada, Brésil…. Les équipes de ces pays sont d’ailleurs souvent composées d’un grands nombre de combattants d’origine…japonaise. Puis viennent les pays Européens dont la France qui est souvent le tout premier pays Européen pour le Kendo. (Grâce entre autre au travail des « pionniers » français dont je parle dans un article précédent). Ce n’est que dans les années 70 que le kendo est devenu une grande discipline sportive au niveau international et pas seulement au Japon. Il aura fallu près de vingt ans (années 50 à 70) pour passer des débuts européens du kendo à une pratique internationale de bon niveau du kendo. Si le kendo s’est en effet développé en Europe et en particulier en France à partir des années 50/60, il a conservé une grande orthodoxie dans les techniques et l’esprit. Les Experts japonais le reconnaissent et nombre d’entre eux sont venus encourager le développement du kendo en France et en Europe.