Hoang Nam
Un article de KwoonWiki.
| Personnalités des arts martiaux | ||||||||||||||||||||
|
Les images de cette page peuvent être supprimées à la demande des ayants droits.
[modifier] Etat civil
- Nom : Hoang
- Prénom : Nam
- Date de naissance : ----
- date de décès : 1992
- Pays d'origine : Viet Nam
- Style principal : Fondateur du Kung Fu Wutao
- Autres styles pratiqués : Pratique martiale vietnamienne et sino-vietnamienne, Thieu Lam, Vo-Co Truyen, Taijiquan, Karaté, Kendo, Aïkido, Iaïdo, et le BoJutsu.
[modifier] Biographie
Hoang Nam est né au Vietnam dans une famille aisée. Dès à l’âge de 6 ans il est initié aux Arts Martiaux par son oncle Hoang Minh, un Maître en boxe « Sino-vietnamienne ». Il vient ensuite frapper à la porte du Maître Wong Tse qui dispense l’art du Thieu Lam (le Shaolin quan) dans une des plus prestigieuse école du pays. Econduit, le jeune garçon ne renonce pas et pendant 3 années il revient régulièrement encombrer le seuil de la maison du Maître jusqu’à ce que ce dernier cède. Il décide cependant de le mettre à l’épreuve en l’obligeant pendant 6 mois à rester 2 heures par jour en position du cavalier, le reste de la journée étant consacré aux tâches domestiques. Hoang Nam se montrera digne de la renommé du maître Wong Tse au point que 5 années plus tard, il est autorisé à « descendre de la montagne », ultime test qui le voit affronter victorieusement ses meilleurs condisciples. A 19 ans, il est introduit par son Maître auprès d’autres experts remarquables tels que Phoa Yang du Taijiquan, ou Truong Thanh qui lui transmet le Vo-Co Truyen.
Mais c’est en 1945 qu’il va rencontrer la discipline qui le fera connaître en Europe, le Karaté auquel il est initié par des officiers japonais qui occupent la maison familiale durant la guerre. Il apprendra aussi d’eux le Kendo, Aïkido, Iaïdo, et le BoJutsu.
A la fin de la guerre, il participe aux premières compétitions d’arts martiaux remportant notamment en 1948 le Championnat Universitaire d’arts martiaux traditionnels de Saigon.
Fuyant le nouveau conflit et sur l’insistance des siens, il quitte son pays et arrive à Paris en 1950, où seul le judo est connu. Il enseignera en 1953 pour un cercle d’intimes le Kung Fu Thieu Lam sous la désignation de « Culture Physique Intégrale ». Bientôt il intégrera en 1957, le comité technique de la « Fédération de Karaté et de Boxe Libre » qu’il co-présidera avec un autre pionnier Henri Plée. La même année il ouvrira sa première école officielle dispensant ses connaissances en Karaté, Aïkido , Kendo, Iaido, Taijiquan. Il fait de nombreux stages dans toute la France mais aussi dans différents pays européens et d’Afrique.
En 1959, il retourne au Vietnam où il continue d’étudier afin de se perfectionner. C’est en 1962 qu’il fonde son propre style, le Kung Fu Wuta, synthèse des différents courants de boxes chinoises et vietnamiennes qu’il a étudiés ; il ne le divulgue qu’à ses élèves les plus avancés et les plus dignes.
En 1964 il est nommé conseiller technique à l’Union Française de Karaté et membre de la commission nationale de judo (UFK-FFJDA).
Pendant de nombreuses années il sera le seul représentant de Kung Fu en France et ne cessera de donner des stages à travers la France, l’Europe et l’Afrique.
En 1971 il est juge aux championnats du monde de karaté. En 1973, il regroupe le kung-fu et le kempo dans une fédération, l’ANKFK et fonde la fédérations des associations françaises de kung-fu, taiji et bâton : la FAFKBT. Avec le Conseil des Grands Maîtres Vietnamiens, il cofonde également cette même année la Fédération Française de Viet Vo Dao.
Il formera de nombreux élèves qui ouvriront leurs propres salles dans différents pays du monde.
Le 6 février 1992, jour de la fête du Têt, il s’éteint, vaincu par le diabète.
